Entretien avec le Professeur Belpomme, Professeur de cancérologie
Dominique Belpomme est Professeur de cancérologie à l´Université Paris-Descartes et Président de l´ARTAC, Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse.
Pourquoi un cancérologue s´intéresse-t-il aux problèmes de l´électrosensibilité et aux champs électromagnétiques.
Prof. Belpomme: "Il y a un lien prouvé entre champs électromagnétiques, cancers et leucémies. Il y a aussi un lien important avec les maladies neuro-dégénératives et notamment la maladie d´Alzheimer. Le risque de la maladie d´Alzheimer peut survenir chez des sujets jeunes, dès l´âge de 45 ans, ce risque est d´ailleurs beaucoup plus important que le risque de cancer.
Il y a toute une pathologie neuro-dégénérative probablement liée à l´ouverture de la barrière hémato-encéphalique par les ondes électromagnétiques et/ou les produits chimiques.
Des tests sanguins permettent de mettre en évidence une augmentation de certaines protéines de stress, qui traduisent l´existence d´une souffrance cérébrale.
Des études montrent que 10 - 50% de la population pourrait être atteinte par une intolérance aux champs électromagnétiques dans les 25 à 50 ans qui viennent.
Vos alertes trouvent-elles un écho dans le corps médical?
Il y a beaucoup de médecins qui ne connaissent pas encore cette pathologie et donc dénient l´évidence. Il faut former les professionnels aux pathologies environnementales.
Sommes-nous tous exposés? Preuves scientifiques dans de nombreux autres pays
09.07.2010 - Une étude brésilienne associe le cancer au rayonnement des antennes de téléphonie mobile
Le rayonnement électromagnétique émis par les antennes relais de téléphonie mobile est associé à l'apparition de certains types de cancers, selon une étude de recherche brésilienne.
L'étude a établi une relation directe entre les morts par cancer à Belo Horizonte, troisième ville du pays, et les antennes du réseau de téléphonie mobile. La recherche fut réalisée par des scientifiques de l'Université Fédérale de Minas Gerais (UFMG), Etat du sud-est du Brésil dont la capitale est Belo Horizonte.
Les résultats constituent une alerte dans un pays dans le quel, selon les dernières données disponibles, au moins une personne possède un téléphone portable dans 82% des foyers.
Selon l'ingénieure Adilza Condessa Dode, chercheuse à la UFMG et coordinatrice de l'étude, l'exposition constante des utilisateurs de téléphone portable au rayonnement électromagnétique émis par l'appareil et par les antennes n'est pas aussi sûre que l'indiquent d'autres études.
Selon l'étude, plus de 80% des personnes qui meurent à Belo Horizonte de certains types de cancer spécifiques vivent à moins de 500 mètres de distance des 300 antennes de téléphonie mobile identifiées dans la ville.
Selon la chercheuse, entre 1996 et 2006, 4 924 personnes sont mortes à Belo Horizonte, victimes de cancers qui peuvent être provoqués par des rayonnements électromagnétiques, comme les tumeurs de la prostate, des seins, du poumon, des reins et du foie.
Après avoir localisé sur la carte de la ville les 300 points d'installation d'antennes du réseau de téléphonie mobile, la chercheuse a découvert que 80% de ces victimes vit à moins de 500 mètres de distance d'un de ces points.
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"Les oreilles peuvent payer la facture du portable" - 23/06/2010
Selon une étude publiée en ligne par « Occupational and Environmental Medicine », l’utilisation régulière d’un téléphone portable pendant au moins quatre ans pourrait doubler le risque d’acouphènes.
LA PRÉVALENCE des acouphènes a augmenté ces dix dernières années et est actuellement de 10 à 15 % dans les pays industrialisés. Un certain nombre de facteurs environnementaux peuvent accroître le risque, le plus important étant le bruit. Les champs électromagnétiques produits par les téléphones portables sont suspectés d’accroître le risque d’acouphènes, indiquent Hans-Peter Hutter et coll. qui, pour en savoir plus, ont conduit sur une période d’un an une nouvelle étude auprès de 100 patients vus pour des acouphènes chroniques existant depuis plus de trois mois ; à titre comparatif, ont été inclus dans ce travail 100 sujets contrôles, sans acouphènes, appariés pour le sexe et l’âge.
Étaient exclus de l’étude les sujets présentant une maladie de l’oreille, un trouble auditif lié au bruit, une TA élevée ou prenant des médicaments connus pour pouvoir induire des acouphènes.
Tous les participants étaient questionnés sur le type de téléphone portable qu’ils utilisent, la durée des appels, l’oreille avec laquelle ils téléphonent préférentiellement...
L’analyse des résultats montre que les patients qui avaient commencé à utiliser un portable avant le début des acouphènes avaient un risque majoré de 37 % d’avoir ce type de troubles. Ceux qui utilisaient leur portable pendant plus de 10 minutes par jour avaient un risque majoré de 71 %. Enfin, les patients qui utilisaient un téléphone portable depuis quatre ans ou plus avaient un risque doublé d’acouphènes.
